Le mot du pasteur

Et si c’était mon dernier jour ?


« Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi. Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? » (Lc. 12.19-20)


Que feriez-vous si l’on vous annonçait qu’aujourd’hui était votre dernier jour ? Voilà une question que nous n’aimons pas trop nous poser. Pourtant, cette dernière journée aura lieu tôt ou tard.
En y réfléchissant un peu, à vrai dire, tout deviendrait soudain important, voire urgent. Nos relations entre conjoints, avec notre famille et nos proches. Et puis, ces pardons retardés nous pousseraient à d’impérieuses réconciliations. Aussitôt nous détecterions toutes les futilités qui bercent notre quotidien, ou plutôt qui gaspille le peu de temps que nous avons durant une vie. Bref, nous irions certainement à l’essentiel.
Pour le chrétien, même s’il se réjouit de rejoindre son Sauveur, une réalité viendrait soudain le troubler. Non pas la garantie du salut, mais ce face à face imminent avec son Seigneur. Quel déclaration fera-il à mon sujet ? De quelle récompense(s) va-t-il m’honorer. En un éclair, une profonde prise de conscience secouera notre âme. Car tous les sujets importants d’une vie chrétienne défileront devant nos yeux. Où en est notre vie de sanctification ? Que dire de notre amour les uns pour les autres, et de notre capacité à pardonner au prochain ? Jésus me reprochera-t-il mon manque d’assiduité dans la lecture de Sa si chère Parole ? Et tous ces moments où il m’attendait dans une chambre à la porte close pour entendre nos prières... Sera-t-il vraiment d’accord sur le peu de temps que j’ai accordé aux réunions et aux activités de l’église locale pour laquelle il a versé son sang ? Et quelle sera son évaluation concernant le don qu’il a voulu me voir exercer et que j’ai volontairement ignoré ou remplacer par une activité mondaine ?
Je pense que chacun connait la réponse pour soi-même.

Ce qu’il faut vraiment retenir, c’est que ce dernier jour arrive à grand pas ! Si notre Dieu nous permet de jouir encore d’un peu de temps, c’est certainement pour prendre conscience de nos manquements à ses ordres et de réaliser toutes nos carences spirituelles. Aussi arrêtons de courir un instant. Asseyons-nous devant Jésus-Christ et faisons une mise au point. Notre Dieu se plaît à pardonner nos erreurs. Faut-il encore en avoir conscience et modifier nos habitudes.
Aussi, chers frères et sœurs, que nous puissions quitter cette terre pleinement heureux de rencontrer notre Créateur, plutôt que de voler vers lui le cœur aigri par la désobéissance et la culpabilité, et d’avoir manquer de vivre une vie selon Dieu.
Emmanuel Fischer, pasteur