Le mot du pasteur

Tiens, j’ai un chef !

Quiconque a travaillé un jour, a découvert les joies quotidiennes d’avoir un chef. Plus ou moins sympathique, cet individu que l’on apprécie ou pas berce nos longues et fatigantes journées de labeur.

Comme nous le savons tous, le rôle d’un chef est de dicter des ordres. C’est souvent à ce moment-là que notre sympathie pour le chef s’estompe... Mais après un moment de murmure intérieur, nous nous exécutons, conscients que si nous désobéissons à ses directives, nous risquons une sanction, voire d’être congédié.
La Bible nous apprend que Christ est le Chef de l’Église (Eph. 5.23), celui qui veut et va perfectionner son Église (Héb. 12.2). Le chrétien lambda connaît évidemment tous ces versets par cœur. Mais bien souvent, ces vérités ne dépassent pas le stade de l’intellectuel. Car faire de Christ notre Chef implique une véritable révolution dans notre vie. En lisant les Écritures, nous réalisons que ce Chef communique des commandements, instruit sur sa volonté divine et désire que ceux qu’il a rachetés à Golgotha œuvrent pour l’avancement de son royaume (1 Thess. 4.3 ; Eph. 2.10).
Pourtant, là où ces mêmes chrétiens sont prêts à obéir à des chefs humains parfois même sous la contrainte, cette prompte obéissance à l’encontre du Seigneur s’évanouit mystérieusement.
Parmi les chefs ayant foulé notre bonne vieille terre, Christ est certainement le plus doux et le plus aimable. Notre allégeance devrait d’autant être plus grande, puisque ce Chef a payé de sa vie pour que nous puissions le servir. Nous lui sommes donc pleinement redevables...
Alors, d’où nous vient cette surdité spirituelle aux ordres du Chef de l’Église ? Nous ne parlons pas ici de ceux qui sont faciles. Mais de toute la volonté de Dieu pour notre vie. Certainement que notre conscience se persuade qu’avec un si « gentil » Chef, nous ne risquons pas grand-chose ! C’est là minorer dangereusement l’autorité et la majesté de notre Sauveur. Car la Bible contient de nombreux avertissements à l’encontre de ceux qui méprisent le Chef. Et parfois, les sanctions sont terrifiantes (Ac. 5.1-11 ; 1 Cor. 11.30) !
Aussi, cessons de minimiser ou de défier l’autorité de notre Chef : un jour il faudra lui rendre des comptes (2 Cor. 5.10 ; 1 Cor. 3.12-15). Avant cette divine convocation, prenons le temps d’honorer notre Chef en paroles, en actes et dans tous les domaines de notre vie. Il mérite largement notre soumission.
Emmanuel Fischer, pasteur