Le mot du pasteur

Croire en Dieu… c’est aussi lui obéir


Tout nouveau-né en Christ déclarera solennellement qu’il croit en Dieu et en Jésus-Christ comme son Sauveur et son Seigneur. Jusque là pas de problème. La difficulté vient à partir du moment où l’on demande à ces mêmes chrétiens s’ils obéissent à Dieu...


Oui, croire en Dieu, c’est aussi lui obéir. Devenir enfants de Dieu, c’est réaliser que nous avons un Père. Et comme tout père, il attend certaines choses de nous. Car Jésus désire notre obéissance dans les domaines de la sanctification, du témoignage, des offrandes, du service, etc.
Avons-nous conscience par exemple que lorsque nous ne pardonnons pas, nous désobéissons à Jésus-Christ ? Et lorsque nous trouvons des excuses pour ne pas venir aux différentes réunions de l’église, là encore nous désobéissons ouvertement à Dieu. Quand la prière est délaissée, quand la lecture de sa Parole est négligée, là encore c’est refuser d’agir selon les commandements du Seigneur.
Curieusement, les chrétiens s’offusquent de voir les non-croyants désobéir à Dieu. Parfois même, il leur arrive de juger d’autres chrétiens pour leurs manquements. Mais rarement ces mêmes chrétiens s’arrêtent sur leur propre condition. Car qui d’entre nous reconnaît ouvertement désobéir à Dieu ? Nous pensons souvent que le Père céleste est « d’accord » avec nos manquements. Mais c’est mal lire la Bible ! Et nous vivons tranquillement cette nouvelle vie payée par Christ à Golgotha dans la douleur et le sang.

Si nous nous prétendons chrétiens, prenons le temps de méditer sur cette vérité : croire en Dieu, c’est lui obéir. Ne pas lui obéir dans tel ou tel domaine, c’est transgresser délibérément sa volonté pour nous. Négliger ses rendez-vous hebdomadaires, aussi bien personnels que communautaires, c’est aussi mépriser ses sages désirs pour nous. Aussi, si nous croyons vraiment en Dieu, changeons nos comportements. Comme un arbre se reconnaît à ses fruits, un vrai chrétien se reconnaît à son obéissance.
Certes, nul n’est parfait en la matière. Mais beaucoup vivent leur vie chrétienne avec une certaine légèreté, tout en se mentant consciemment ou non sur le regard de Dieu sur eux. Pourtant il est écrit : « N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns. » (Héb. 10.25). Mépriser ce commandement par nos absences régulières, c’est quelque part réinterpréter la volonté de Dieu, et par conséquent, falsifier par nos excuses Sa sainte Parole !
Alors, changeons d’attitude, repentons-nous de notre déni et commençons par obéir à Dieu : là commence la véritable adoration.
Emmanuel Fischer, pasteur