Le mot du pasteur

Un programme oublié


C’est la rentrée ! Petit à petit l’effervescence regagne les villes. Les cartables se préparent, les garderies ouvrent leur portes, et les parents regagnent leur travail. Et sans broncher, nous acceptons chaque année ce rythme effréné que nous inflige la société.


Curieusement, les chrétiens acceptent de plonger tête baissée dans ce cycle infernal que le monde impose. Seulement, pour ce qui concerne le programme de l’église, cela devient une autre histoire. Certains diront qu’il faut bien travailler, aller à l’école, etc. : c’est le programme normal ! Effectivement, le monde nous dicte son programme et nous l’exécutons. Mais lorsque Dieu en personne nous dicte son programme, aussitôt tout est remis en question, analysé, dilué, excusé, voire ignoré ! A croire que l’on craint plus son patron, son directeur, que l’Éternel des armées, le Roi des rois et Majesté !

La Bible, qui est la volonté de Dieu pour son Église, rappelle que Dieu lui a aussi communiqué un programme précis. En effet « Chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. » (1 Cor. 7.7). Paul rappelle que des œuvres ont été préparées d’avance pour que les chrétiens les pratiquent (Eph. 2.10). Pierre dira de son côté : « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu » (1 Pi. 4.10). Tout ceci pour faire remarquer que Dieu propose réellement un programme pour son église locale. Mais là où nous mettons une folle énergie pour accomplir le programme du monde, l’effort cesse soudain, voire disparaît pour le Seigneur. Il n’est pas juste de servir le monde, plutôt que le royaume à venir.

Certes, nous travaillons pour des besoins légitimes, avec l’ambition de boucler nos fins de mois, comme le Seigneur nous le recommande. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de l’église ! Déjà que l’église suit servilement le calendrier du monde, il ne faudra pas en plus que le programme de Dieu soit absorbé par la ruse subtil de son prince !
Une évidence devrait nous faire réagir. En effet, personne ne voudrait être repris et sanctionné par son patron pour avoir mal travaillé. Mais alors pourquoi craignons-nous davantage nos dirigeants que le Créateur lui-même ? Car un jour, il faudra aussi Lui rendre des comptes ! Et les réprimandes d’un patron ne sont rien comparées à celles de l’Éternel. Êtes-vous sûr de vouloir défier le Seigneur ?
Pour cette nouvelle rentrée, choisissons de ne plus gaspiller notre énergie pour le monde, mais de l’employer avec sagesse pour servir celui qui a donné sa vie pour nous. Lui le mérite vraiment !
Emmanuel Fischer, pasteur