Le mot du pasteur

Un programme… presque selon Dieu

« Une nouvelle année se présente à nous. Parmi les bonnes résolutions, rarement le programme spirituel est remis en question. Comme l'année précédente, il restera le même...

1) Encore une bonne occasion pour ne plus lire sa Bible, par crainte de mieux connaître Dieu et ses désirs pour moi.
2) Une nouvelle année durant laquelle mes moments de prière se feront rares et timides, puisque de toute façon, tout va bien pour l'instant pour moi.
3) Puis, il me faudra à tout pris éviter d'aller trop souvent à l'église, histoire de me priver de la communion fraternelle et de ne pas adorer Dieu. De toute façon la Bible ne demande pas cela... enfin, je crois ?
4) Penser à sécher régulièrement les études bibliques et les réunions de prière. Comme je connais suffisamment la Bible et que je me sens assez fort pour affronter les épreuves de la vie, à quoi bon !
5) Et surtout penser à établir une liste d'excuses pour faire taire ce Saint-Esprit en moi qui veut me reprendre : pas le temps, trop fatigué, ma famille d'abord, ma carrière en premier, mes études et finalement tout au bout, Jésus, ... enfin, on verra.
D'ailleurs, pourquoi se remettre en question : aujourd'hui tout va bien. Cela démontre bien que Dieu est d'accord avec ce programme spirituel, puisqu'il ne le conteste pas...
Voilà donc le programme pour 2019, de ceux qui se prétendent nés de nouveau et qui déclarent aimer Jésus-Christ ! Voilà le modèle qui est défendu avec ardeur, un exemple pitoyable pour nos enfants, collègues et amis.
Pardonnez-moi de gâcher vos ambitions, mais ceci est plutôt le programme du diable. Un programme hyper light pour affaiblir les chrétiens, en faire des proies faciles à croquer. Car ce programme... presque selon Dieu, est en réalité un péché ! C’est simplement désobéir à Dieu et lui désobéir, c'est pécher.
Car le programme de Dieu est clairement exposé en quatre points en Actes 2.42 : enseignement, communion fraternelle, Cène et prière. Ce programme s’accomplit à l’église et pas chez soi. Il demande aussi de persévérer dans la crainte de Dieu.
Aussi, en ce début d'année, que les dieux « excuses » et « presque » que servent beaucoup de chrétiens puissent laisser la place au Sauveur et à son bon programme pour moi. C’est alors seulement que l’année sera bonne...
Emmanuel Fischer, pasteur