Le mot du pasteur

Un cœur pour les âmes perdues

Aujourd’hui plusieurs milliers de personnes vont mourir... Parmi tous ces hommes et toutes ces femmes, la plupart se retrouveront en enfer ! Et dire qu’ils auraient pu partager l’éternité avec Jésus-Christ !

Face à ce drame terrifiant, le chrétien devrait parfois stopper sa course folle pour méditer sur cette tragédie. Certes, il ne s’agit pas de culpabiliser, puisque chaque homme reste responsable de ses choix devant Dieu. Mais il doit se souvenir des obligations qui lui incombent : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mt. 28.19). Voilà le projet du Seigneur pour tous ceux qu’il a rachetés.

Évidemment, nous ne sommes ni missionnaires ni évangélistes. Mais cette vocation nous concerne tous en tant que chrétien. Pour cela, nous devons être sensibles aux autres et tout particulièrement à ceux qui ne sont pas sauvés. C’est alors que l’envie de prier pour eux nous viendra. Puis, si les occasions le permettent, nous aurons envie de leur parler de Jésus-Christ, du péché, de l’enfer et de la grâce de notre Sauveur. Qui sait ce qui se passera dans le cœur de nos auditeurs ? Au moins, ils auront entendu parler de Jésus-Christ et de son amour une fois dans leur vie.
Peut-être qu’en lisant, nous pensons ne pas être assez habile de la langue pour partager l’Évangile à nos collègues, amis, famille... Mais la Bible dit qu’il faut compter sur le Saint-Esprit, mais sur notre dextérité orale : « Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même ; car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. » (Mt. 10.19-20). De plus, une lecture quotidienne de la Bible, une fréquentation régulière des réunions de l’église vous donneront suffisamment de matière pour témoigner. Mais comme pour toute chose, il faut apprendre ! La seule différence avec d’autres activités, c’est que nos efforts conduiront peut-être une personne au salut !
Puissions-nous faire un grand ménage de printemps dans nos priorités. L’urgence que ces âmes perdues représentent devrait nous pousser à lutter à genou chez nous comme à l’église. C’est un combat acharné, un investissement en temps, mais d’une éternelle valeur.
Emmanuel Fischer, pasteur