Le mot du pasteur

QUELLE CHANCE !

Bien souvent, le chrétien se promène tel un « zombie », le teint blafard, l’âme élégiaque et le cœur désenchanté... alors qu’il devrait jouir normalement d’une nouvelle vie extraordinaire.
C’est ainsi que beaucoup d’entre eux traversent passablement leur « nouvelle vie » sans vraiment profiter du projet extraordinaire de Dieu pour ses enfants. Peut-être ne savent-ils pas la valeur qu’ils ont aux yeux de Dieu ? Ont-ils déjà oublié la présence quotidienne de Jésus à leur côté ? Quelle tristesse !
En fait, un chrétien a vraiment une chance inouïe ! Chaque matin il peut s’adresser au seul Dieu tout-puissant qui peut l’assister dans sa journée. Chaque jour, il peut s’instruire dans Sa Parole, pour mieux le connaître et mieux se connaître lui-même. À chaque instant, il peut demander pardon et ainsi, progressivement, retirer le péché qui le fait si souvent souffrir. Évidemment, tout ne sera pas toujours rose. Mais quelle chance tout de même : il verra dans l’épreuve le miracle du soutien divin dans sa vie !
Et même si cette journée devait être sa dernière, quelle chance encore une fois : voilà le chrétien dans la présence de son Sauveur pour toujours, transformé, parfait et glorifié...
Si seulement la Parole pouvait imprégner davantage celui qui prétend être enfant de Dieu. La jubilation du salut envahirait son cœur. Un zèle céleste bouleverserait ses journées. Et jour après jour, il serait convaincu qu’être chrétien, c’est une véritable aubaine !
C’est pourquoi, ne laissez plus l’adversaire vous retirer la joie du Christ. Dans l’abondance, dites « quelle chance ! » Dans l’épreuve, pleurez en criant « Quel Dieu formidable ». Doucement, le « mort-vivant » ressuscitera de ses affres et l’éclatant sourire du racheté témoignera enfin de la réalité de son espérance. Et qui sait si un jour, au milieu de cette foule sombre et désespérée du quotidien, quelques-uns ne jalouseront pas votre bonheur, au point de vous demander avec insistance : qu’est-ce que vous rend si joyeux ? Vous pourrez lui répondre avec ferveur : « Quelle chance, je suis connu de Jésus ! »
Emmanuel Fischer, pasteur